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Arbitrage vidéo

Dans l'histoire du football, les arbitres furent souvent considérés comme la cible des joueurs, des médias ou des spectateurs, notamment depuis que les décisions arbitrales sont soumises à la vindicte populaire de la vidéo.

Néanmoins, le 23 juin1998, à l'occasion d'un match de la Coupe du monde opposant le Brésil et la Norvège, une tempête médiatique se lève contre l'arbitre de la rencontre, qui a accordé un penalty aux Norvégiens à la 86e minute. Le penalty transformé offre la victoire à la Norvège et une qualification inespérée pour celle-ci, au détriment du Maroc, inutile vainqueur 3-0 de l'Écosse.

Les 17 caméras de télévision officielles ne montrent en effet aucun contact entre les deux joueurs… Et le débat sur l'arbitrage vidéo est relancé.

L'arbitre américain est traîné dans la boue pendant 48 heures, tandis que la FIFA se fait traiter de tous les noms car elle refuse toute évolution concernant l'arbitrage vidéo.

Deux jours après le match, une télévision suédoise rend publiques les images prises par l'une de ses caméras privées… et elles montrent clairement que le joueur brésilien attrape par le maillot le joueur norvégien : il y avait bien penalty.

Les 17 caméras ne l'avaient pas vu, mais l'arbitre si. C'est presque un cas d'école, qui a d'autant plus de retentissement qu'il se déroule à l'occasion de la Coupe du monde.

FIFA, UEFA et Board, historiquement clairement défavorables à cette solution technologique, se sont alors trouvés renforcés dans leurs convictions.

Le thème reste un sujet redondant dans certaines instances du football (par exemple, en mars 2005, Frédéric Thiriez, président la Ligue professionnelle française, se déclare intéressé) mais surtout dans le monde médiatique.

Le 9 juillet2006, lors de la finale de la Coupe du monde 2006, Zinédine Zidane assène un violent coup de tête à l'Italien Marco Materazzi. L'arbitre ne l'ayant pas vu, et constatant la situation, décide de consulter le quatrième arbitre (après avoir consulté l'arbitre assistant, ce qui est la procédure) qui, lui, avait vu la scène. Après avoir questionné son collègue, l'arbitre sort le carton rouge pour expulser Zidane.

La polémique enfle alors et certains (dont le sélectionneur français Raymond Domenech) assurent que le quatrième arbitre avait vu la scène, non pas en direct, mais… sur son écran de contrôle. Ce dernier a toujours nié.

Le 8 mars2008, à l'occasion de sa 122e réunion annuelle, le Board suspend, jusqu'à nouvel ordre, les options technologiques après des essais peu concluants d'arbitrage vidéo faits au Japon et les difficultés techniques rencontrées par les équipes travaillant sur le contrôle de la ligne de but par des moyens électroniques.

En revanche, le Board autorise la mise en place de tests avec deux arbitres assistants supplémentaires pour surveiller les surfaces de réparation.

Le 18 novembre 2009, lors du match France - Irlande, match de barrage pour la qualification pour la Coupe du monde 2010, Thierry Henry est dans la surface de réparation de l'équipe d'Irlande, juste à gauche du but, lorsque le ballon rebondit accidentellement sur sa main. Il pousse ensuite volontairement de la main le ballon vers son pied droit pour faire une passe à William Gallas qui marque le but de la qualification. La vidéo montra la faute évidente de la main. Mais ni l'arbitre ni l'arbitre assistant ne pouvaient voir cette faute puisque Thierry Henry était caché par d'autres joueurs.

Sans vidéo, il n'y a donc pas faute, donc but, donc qualification. Ce match a créé une très vive polémique dans le monde du football.

Le 18 octobre 2013, lors du match HoffenheimBayer Leverkusen, match du championnat allemand, à la 70e minute, Stefan Kiessling, joueur du Bayer Leverkusen, plaçait le ballon de la tête, suite à un coup de coin, dans le filet latéral, mais à l'extérieur de ce filet. Malheureusement, il y avait un trou dans ce filet latéral et le ballon rentrait à l'intérieur du filet. L’arbitre, qui était placé au bon endroit et pratiquement sur la trajectoire du ballon, ne pouvait pas voir le ballon rentrer par l'extérieur du filet latéral.

Sans vidéo, il y avait donc but.

De nombreux anciens footballeurs ayant des postes dans le monde du football sont opposés à l'arbitrage vidéo. C'est le cas de Michel Platini, au même titre que Beckenbauer, Pelé, Savićević, Weah. C'est aussi le cas de certains sociologues, comme Jacques Blociszewski, auteur de Le match de football télévisé, des arbitres comme Stéphane Lannoy, de journalistes tels que Daniel Riolo ainsi que des Cahiers du football. L'actuel gardien de l'Argentine, Sergio Romero, s'est lui aussi récemment prononcé contre la vidéo, expliquant que le football est « pour les malins ».